Bois de chandelle

Dracaena reflexa

Espèce commune en milieu naturel.

Endémique de Madagascar, des Mascareignes et des Seychelles ; classée de préoccupation mineure (LC).

 

Arbuste ou arbre hermaphrodite ramifié atteignant 6 m de haut. Famille des Ruscacées.

Écorce gris clair gardant longtemps les marques des feuilles tombées, avant de devenir plus lisse.

Feuilles luisantes, coriaces, étroites et très allongées, disposées en hélice et groupées au sommet des rameaux. Le bord des feuilles peut être rouge ou vert selon l’origine du pied.

Fleurs de couleur blanche à jaune verdâtre, de 13 à 20 mm, regroupées à l’extrémité des rameaux. Les étamines sont de grande taille.

Les fruits sont des baies sphériques d’environ 1 cm de diamètre.

Sur pied. Le bouturage est plus simple à mettre en oeuvre sur cette espèce d’autant que les fruits sont rarement viables (parasitisme des fruits très fréquemment observé, probablement à l’origine du problème de germination).

Signes de maturité du fruit : il passe du vert à l’orange et mollit.

Protocole : aucun pour récolter les fruits. Pour les boutures, privilégier des tiges bien lignifiées (tige comme tête), d’environ 10 -15 cm de long.

Période de récolte : février à mai, mais l’espèce a été peu récoltée sous forme de fruits dans le cadre du projet Corexerun.

Récolte en milieu naturel : assez facile car nombreux semenciers et bouturage possible. Environ 40 pieds ont été récoltés dans le cadre du projet COREXERUN. Très présente en milieu urbain (jardins) ou rural (bords de champs).

Manipulation post-récolte :

  • semences : dépulpage préférable car la pulpe inhiberait la germination. Il faut tremper les fruits dans l’eau pendant 24 heures pour faciliter l’extraction des graines (donnée CIRAD).
  • boutures : veiller à ce que les tiges ne se dessèchent pas après prélèvement, en attendant d’être mises en terre. Une fois plantées, garder le substrat humide mais éviter les excès d’eau qui provoquent un pourrissement de la bouture.

Nombre de graines par fruit : 1 à 2 graines, rarement 3 (donnée CIRAD).

Taux de germination : 50 % de reprise pour les boutures et taux quasi-nul pour la multiplication par graines alors que la bibliographie indique un taux supérieur à 80 % (donnée CIRAD).

Durée avant 1ère levée : 30 jours.

Age avant repiquage : 140 à 200 jours.

Problèmes / observations lors de la culture :

  • un arrosage trop important peut provoquer le pourrissement de certaines boutures ;
  • résiste très bien au sevrage ;
  • la taille et la puissance des racines est à prendre en considération (cassent les pots)
  • croissance rapide : 8 à 10 mois (pour des boutures qui font déjà 5 – 10 cm au-dessus du sol). La durée d’élevage est beaucoup plus longue pour des plants issus de semis : 16 à 36 mois (donnée CIRAD).

Taux de mortalité après repiquage : 50 %. Taux élevé qui correspond essentiellement aux plants qui n’ont pas repris dans la mesure où le pépiniériste a rapidement choisi de faire les boutures directement dans le contenant final.

Stade dynamique : forestière.

Nombre de plants réintroduits : 2530.

Taux de mortalité après plantation : très faible, 0 à 3 %.

Taux de mortalité 1 an après plantation : très moyen la 1ère saison (34 %) à très élevé sur la 2ème saison (69 %). Le statut de forestière de cette espèce ne plaide pas pour une bonne résistance face aux conditions de sécheresse régnant sur le site de reconstitution. Par ailleurs les plants issus de boutures sont peut-être moins aptes à résister au manque d’eau (difficile à vérifier) et ils sont également plus exposés au pourrissement racinaire en cas d’excès d’eau. Pour une meilleure réussite il est sans doute préférable de privilégier des plants obtenus par semis.

Croissance moyenne 1 an après plantation : 21 cm en hauteur et 13 cm au niveau de la couronne